[Critique] The Suicide Squad (2021) 9/10 - Vous n'êtes pas prêts
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Vous n'êtes pas prêts
Mohamed Mir 26 July 2021 19:00

Prenez la Task Force X mais retirez (presque) tout ce que vous connaissez du film SUICIDE SQUAD (2016), ajoutez-y plein de nouveaux personnages, une très grosse dose d'humour et une roulette russe qui peut tuer n'importe lequel des personnages. Vous obtenez James Gunn à fond sur la propriété DC Comics qui va égailler votre été 2021 !


Les points positifs


  1. Promesses tenues

    Gunn a promis quelques petites choses et je trouve qu'il a non seulement tenu ses promesses mais qu'il a aussi délivré plus que ce qu'il annonçait. Premièrement, il a précisé qu'il ne fallait s'attacher à personne parce que tout le monde pouvait mourir et il ne s'est vraiment pas retenu. Deuxièmement, il qualifie les membres de l'escouade suicide comme des mauvaises personnes et il le montre plusieurs fois. Troisièmement, il réussit à non seulement balancer l'humour avec les sujets sérieux et l'enjeu énorme qui sert de fil conducteur. Le tout en musique avec de belles images à l'écran.

  2. Rated R

    Faire un film sur une équipe de méchants qui vont tuer et se faire tuer sans aller à fond, ce serait comme se tirer une balle dans le pied. Le film est donc Rated R pour plusieurs raisons, que ce soit le langage cru, les morts explicites et tout le sang qui gicle de partout, Gunn y va vraiment fort et il le fait même dans les toutes premières minutes du film.

    Et le pire, c'est qu'il ne va plus tuer qui que ce soit avant un petit moment, pour créer ce faux sentiment de sécurité avant de repartir pour une bonne salve de meurtres bien sanglants. Bref, pas de quartier au niveau des morts dans l'équipe DC, pourquoi se retenir quand on peut se lâcher totalement ?

  3. Un peu de légèreté

    On parle beaucoup d'explosions et de morts mais ce film est aussi rempli de moments simples qui font leur propre effet. Tout le monde en a et c'est une bonne façon de rafraîchir le rythme du film avant de repartir sur des morts qui s'enchaînent. Ces petites « tranches de vie » permettent de rajouter une dose d'humour tout en donnant une perspective un peu plus émotionnelle sur les personnages à partir de la seconde moitié du film, donc ce ne sera pas pour toute l'équipe mais au moins pour les survivants de la première moitié.

    Et comment imaginer de la légèreté dans ce film sans avoir des personnages « mascottes » qui font redescendre la pression d'une scène en faisant quelque chose de con ou de drôle, même sans le vouloir. Nanaue (King Shark), doublé par Sylvester Stallone, et Sebastien, le rat de Ratcatcher 2, sont ces personnages qui, pour le dire grossièrement au grand public, font cet effet qu'avait Groot dans Les Gardiens de la Galaxie et les Gardiens de la Galaxie 2.

  4. L'humour vraiment osé

    Entre les morts ridicules, le côté beauf des bro hyper macho, le cliché du tyran, le romantisme extrapolé par Harley Quinn ou encore les running gags autour de certains personnages comme Polka-Dot Man et King Shark, il y a de quoi rire du début à la fin. Gunn s'en amuse totalement en trouvant une chose drôle pour chacun de personnages et rendant drôles certaines morts ou certains moments avec une modification visuelle qui devient un titre pour la partie suivante.

    Sans trop en dire, il se peut que certaines blagues puissent gêner certaines personnes dans la salle à force d'être revisitées, je le conçois totalement mais pour moi, c'est quelque chose qui rajoute du charme à l'histoire mais aussi au style du film qui est déjà complètement barré. La scène bonus entre les génériques est d'ailleurs aussi une petite façon pour Gunn de rajouter un autre moment drôle à l'histoire.

  5. De vraies crapules

    Autre promesse tenue de Gunn, les méchants sont de vrais méchants. Tout au long du film, WB/DC proposent des personnages qui ne sont pas juste lisses et gentils, ils ont des moments durant lesquels ce sont de vrais salopards qui n'ont aucun remords et qui se la jouent solo. C'est aussi vrai au début qu'à la fin du film, il y a parfois de bons moments avec du cœur mais il y a aussi de sales moments avec du profit. 

    On parle d'ailleurs très souvent des super-méchants mais qui est derrière tous ces méchants ? Faut-il quelqu'un d'encore plus méchant pour contrôler ces crapules ? Amanda Waller est peut-être la pire de toutes ses crapules, toujours prête à tout pour protéger son pays et mener à bien sa mission, peu importe les limites qu'elle doit franchir et le nombre de vie sacrifiées. C'est un peu Peacemaker mais à la tête d'une organisation secrète. Et comme toujours, aussi comme les autres crapules, elle va recevoir la monnaie de sa pièce à un moment ou à un autre…

  6. La scène finale (avant les génériques)

    La fin du film est quelque chose de très en lien avec le point précédent mais elle laisse aussi beaucoup de portes ouvertes pour les autres personnages. Aujourd'hui, nous pouvons confirmer que la série spin-off sur le personnage de John Cena, Peacemaker, se déroulera effectivement après le film. Gunn avait laissé planer le doute jusque là pour ne pas trop en dire mais la fin de la série explorera le personnage et ce qui fait qu'il est aussi extrême concernant la paix pour les États-Unis. La série débutera en janvier 2022 sur HBO Max, avec l'espoir que la plateforme de streaming digitale de WarnerMedia arrive en Europe et plus précisément en France d'ici-là !


Les points négatifs


  1. On peut se douter de qui restera en vie

    Certes, tout le monde peut avoir une mort horrible, ridicule, bâclée, très visuelle ou n'importe quel autre qualificatif mais cela reste une mort. Cependant, là où cela cloche, c'est qu'on se doute clairement que certains personnages ne pourront pas mourir, malgré quelques surprises. Et les paris seront très drôles à faire avec vos amis ou votre famille parce qu'il y a quelques choix qui ont la garantie absolue d'être choisie pour survivre à Amanda Waller, à l'armée de Corto Maltese, à Starro le conquérant et à eux-mêmes.

  2. Les morts font mal (faux point négatif)

    S'il faut chipoter, c'est ce point qu'il faut retenir. Ce n'est pas un mauvais point et vous allez comprendre pourquoi : si le but de Gunn est de nous faire réagir, n'est-ce donc pas un succès s'il arrive à ce que l'on s'attache à un personnage et que l'on soit énervé une fois qu'il est mort ? Certaines morts ne sont pas juste, deux d'entre elles en particulier, mais cela sert à l'histoire et jouent sur le sentiment que tout le monde va/peut mourir.


Conclusion


Aucune comparaison avec le précédent film sur la Suicide Squad n'est nécessaire, ce sont deux films totalement différents avec un but différent et une production différente. Malgré les similarités avec le retour d'Amanda Waller (Viola Davis), Rick Flag (Joel Kinnaman), Captain Boomerang (Jai Courtney) et Harley Quinn (Margot Robbie), Will Smith n'est pas vraiment remplacé par Idris Elba et King Shark ne remplace pas Killer Croc.

Il faut prendre cette nouvelle aventure des super-vilains DC Comics comme une œuvre à part, mais qui a tout de même pu exister grâce à l'ancien film et les difficultés qu'il a connu avec le studio à l'époque. Gunn a même tenu à remercier David Ayer à la fin du film, quand on regarde le générique jusqu'à la toute fin, il y a une partie remerciements de la part des "filmmakers".

Tout comme Space Jam - Nouvelle Ère, Jungle Cruise dont la critique arrive demain et Free Guy dont la critique devrait arriver le 10 août prochain, cet été s'annonce à la fois explosif, drôle et haut en couleurs. Tout est visuellement beau, on s'éclate et c'est le genre de films que l'on pourrait vouloir revoir pour en parler avec notre entourage.

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