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[Critique] Dilili à Paris

Olympe Quenum17 juin 2018, 15:36

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Du mystère à l'enquête, accompagnée d'Orel, Dilili va tenter de résoudre l'énigne des petites filles disparues dans notre belle ville de Paris. Les mal-maîtres seraient les responsables de ce crime, c'est avec l'aide des ami(e)s que va rencontrer Dilili qu'ils parviendront à résoudre cette aventure mystèrieuse qui se cache à travers tout le Paris du 19ème siécle et découvriront pourquoi les mal-maîtres ont des dessins si noirs. Ce sera aussi l'occation de découvrir ce que deviendrat Paris si cela continue.

Synopsis

Dans le Paris de la Belle Epoque, en compagnie d'un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et dans une société ouverte…

Les +

  1. Une animation digne d'un Kirikou
    Et c'est tout. C'est le même procédé et le même réalisateur. Ce qui devrait suffire à ses fans et aux personnes qui préfèrent la sûreté de quelque chose qu'elles connaissent déjà…
  2. Un doublage impressionnant pour Dilili
    Même si son doublage est clairement trop accentué, c'est la meilleure voix du film.
  3. Une qualité graphique magnifique
    Quoi qu'on en dise, le côté graphique est l'un des meilleurs aspects du film. C'est à la fois simple et réaliste.
  4. Une enquête drôle un peu comme Dora l'exploratrice
    On passe d'un point à l'autre de Paris, avec des liens complètement loufoques pour finalement trouver le fin mot de l'histoire.

Les -

  1. Une politesse répétitive et redondante
    Toujours pour parler du doublage, il faut dire que c'est mauvais dans l'ensemble. Le tout est tellement tiré et abusé qu'on ne peut pas se dire à un seul moment que ce sont de vrais discours. Sans compter les formules qui se répètent toujours, comme Dilili qui répète sans cesse cette phrase qui devient énervante « Je suis enchantée/heureuse de vous rencontrer ».
  2. Tous les artistes de Paris
    C'est peut-être un argument propre à nous mais le fait d'avoir autant d'artistes, comme par hasard tous en plein Paris, qui connaissent tous un pauvre petit livreur (doté de tous les talents d'artistes) et rencontrent tous une petite fille avec émerveillement… on dirait clairement que Michel Ocelet voulait juste faire son petit hommage à Paris mais en oubliant d'être modeste.
  3. Des cameos en masse et parfois inutiles
    Certains grands artistes n'apparaissent que pour une ou deux phrases, tout ça pour mettre en avant un autre personnage. Et c'est parfois totalement inutile d'apporter ce genre d'artiste qui pourrait en dire beaucoup plus.
  4. Long pour un film d'animation d'enquête de ce genre
    Au bout de la seconde partie du film, nous nous sommes quand même demandés où allait l'histoire, comment elle allait finir et pourquoi le film s'enfonçait dans un aussi grand nombre d'intrigues et de détails qui font perdre rapidement le fil…
  5. Des passages niais rendant des scènes complètement illogiques
    Les passages niais ne se comptent même plus mais pour les scènes illogiques, il suffit de prendre un exemple clé : Dilili va devenir l'ennemi n°1 des mal-maîtres et va même aider à en emprisonner deux…
  6. Des méchants clichés dans leur design et leur façon de penser
    Ce n'est pas vraiment un reproche mais plutôt dommage qu'ils n'aient pas u un petit style différent et moins cliché, qu'ils puissent un peu plus se fondre dans la masse et la population de cette époque.
  7. Un contexte entièrement sexiste
    Spoiler alert: l'enlèvement des petites filles et autres phénomènes bizarres qui ont lieu en plein Paris ne sont motivées que par un prétexte sexistes d'hommes qui ne pensent pas que les femmes ont des droits et que leur seul droit est d'avoir une seule position, un seul nom et un seul but : être une quatre-pattes. Vous comprendrez en voyant le film (si vous comptez le faire).
  8. Rien de marquant : ni la musique, ni l'histoire
    En sortant du film, aucune des musiques n'est resté en tête. Et encore moins l'histoire, il aura fallu en parler plusieurs fois en équipe pour se faire un réel avis, qui visiblement est le même pour d'autres rédactions présentes au Festival d'Annecy d'ailleurs.

Dilili à Paris n'était pas une grande attente pour nous et le résultat n'était pas non plus au rendez-vous. L'intrigue répétitive et la pseudo-suprématie de Paris (ou de ses artistes dans l'Histoire) nous perd très vite.

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