Sorti il y a un bon petit moment au Japon, Bakemono no Ko (ou The Boy and The Beast) va enfin sortir dans nos contrées. Mamoru Hosoda, que l'on connait déjà pour Les Enfants Loups revient avec une autre histoire pleine de poésie mais très imposante.
Contrairement à ce que l'on peut voir dans certains films ou séries d'animation japonaises depuis quelques temps, c'est un travail parfois légèrement bâclé pour rendre son projet dans les temps. Ici, le film met en avant plusieurs techniques mais ne se prive à aucun moment d'être au sommet.
Encore une fois dans une film d'animation, c'est un peu l'histoire d'un maître et d'un nouvel apprenti. Si on y réfléchit bien, c'est pratiquement l'histoire de Batman et ses Robins : trouver un apprenti et lui enseigner son savoir-faire.
Bien que l'histoire commence avec Kyuta et son maître qui ne s'entendent absolument pas, c'est l'évolution de leur relation qui devra intéressante.
La relation maître/élève se transforme petit à petit en relation père/fils, tout est dans la symbolique des petits gestes qui vont créer ce lien qui deviendra très puissant.
C'est en quelque sorte la problématique soulevée dans le film par les personnages principaux. Être accepté de tous, être accepté par une seule personne et s'accepter soi-même.
Le film regroupe tellement d'élément, une histoire vraiment dense et plusieurs petites intrigues qui font qu'on aura presque pu diviser ce film en plusieurs parties ou en quelques épisodes/saisons d'anime japonais.
Durant tout le film, plusieurs petites pièces du puzzle sont éparpillés ou lancées juste comme ça… et même s'il faut attendre la fin du film pour comprendre certaines choses, rien n'est oublié !
L'essentiel, c'est surtout la fin. Pas tant le combat entre les 2 maîtres, puisque ce n'est pas la fin du film du tout, c'est même plutôt l'avant-dernière partie. Mais ces 2 dernières parties vont tout simplement remettre en avant notre personnage principal dans un final très émouvant !
Autant le film reste beau à voir et intéressant mais au bout d'un moment, je me suis quand même demandé comment et surtout quand l'histoire allait s'arrêter… pour un film d'animation japonais, 2 heures c'est assez long.
À chaque fois que le film comportait des images en 3D/CGI, j'ai toujours eu l'impression que le film ralentissait ou que les effets l'étaient. Peut-être que le but est de nous faire profiter d'effets visuels différents mais ce n'est pas indispensable.
Conclusion, beaucoup de bons points : une histoire qui est claire, détaillée et que l'on peut facilement découpé en parties bien distinctes. Le film reste cependant assez long pour une animation japonaise.
D'un voyage pour être accepter par quelqu'un d'autre à la finalité d'être respecté de tous, en passant par l'acceptation de soi-même, l'évolution de Ren (Kyûta) se fait en deux temps d'une manière complexe, tout comme celle de son maître.
Plus de points positif que de négatif, Le Garçon et la Bête reste un très bon film à voir. Mature, réfléchi et plein d'émotions.