Rick Carver, homme d’affaires à la fois impitoyable et charismatique, fait fortune dans la saisie de biens immobiliers. Lorsqu’il met à la porte Dennis Nash, père célibataire vivant avec sa mère et son fils, il lui propose de travailler pour lui. Pour pouvoir récupérer sa maison, Nash obéit aux ordres de Carver.
Michael Shannon rend le film vivant, grâce à un rôle très contradictoire : il incarne un prédateur sans aucune pitié.
Andrew Garfield livre sa meilleure performance dans un rôle plus réaliste qu'auparavant, il fait bien ressentir les émotions de son personnage qui s'est fait (facilement) manipuler.
C'est souvent difficiles de regarder un film qui traite de la crise du logement mais dans 99 homes l'histoire est vif, percutante et frappe directement au cœur, avec de la tension tout au long du film, on se retrouve avec Carver et Nash qui sont comme deux opposés a travailler côte-à-côte.
Les scènes qui montrent les expulsion révèlent une triste réalité de l'humanité, les banque/agents immobiliers profitent de la crise financière pour expulser les gens par n'importe quel moyen. Les gens ne deviennent que de simples pions servant à enrichir d'avantage ces personnes/groupes qui ne font que profiter du système.
Le personnage incarné par Michael Shannon se doit de faire son travail, qui n'a rien de plaisant. Il se retrouve à devoir faire ce qui lui a été fait : expulser des personnes de leur domicile. La décision semble difficile mais Carver trouvera un plus grand intérêt en faisant des choses qu'il ne devrait peut-être pas faire…
On s'attarde pas assez sur les citoyens américains qui profitent du prêt de la banque mais qui deviennent assez vite irresponsables et se font expulser comme des victimes. Un sujet gâché car chaque citoyens aurait pu prévoir un plan B avant l’expulsion.
Comme un petit air de déjà vu ou de combinaison de plusieurs films (assez) récents comme The Big Short, qui s'attardait sur la prévision que certains fous avaient fait autour de la crise mondiale économique de 2008.
Le réalisateur Ramin Bahrani semble avoir fait un travail de recherche assez pointilleux sur son sujet, il réussit à reprendre l'essence du problème tout en essayant d'avertir le public dans ses futurs choix.
À la fois divertissant et moralisant, le film se laisse regarder sans aucun problème grâce à la superbe prestation d'un Michael Shannon froid et impitoyable dans un drame qui dénonce une triste réalité sur la face cachée de l'immobilier.