[Critique] AGENTS TRÈS SPÉCIAUX - CODE U.N.C.L.E. (2015) 9/10 - Drôle, rythmé et stylé
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9
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Drôle, rythmé et stylé
Mohamed Mir 20 September 2015 13:43

Inspiré de la série du même nom sortie dans les années 60-70, Agents Très Spéciaux : Code U.N.C.L.E. vous ramène au temps où Berlin était encore divisée en deux par l'URSS. Alors que le meilleur agent du KGB Illya Kuryakin (Armie Hammer) et le meilleur agent de la CIA Napoleon Solo (Henry Cavill) doivent dans un premier temps avoir une mission qui les oppose, ils vont devoir par la suite s'allier pour protéger Gaby Teller (Alicia Vikander) tout en essayant de dérober une arme nucléaire à une grande menace fasciste Victoria Vinciguerra (Elizabeth Debicki).

Les plus anciens d'entre vous connaissent déjà la série des années 60 Des Agents Très Spéciaux mais Guy Ritchie revisite cette histoire peu commune dans ce contexte unique historiquement parlant. Le réalisateur de Snatch et Sherlock Holmes sera-t-il être à la hauteur et proposer un nouveau film d'espion qui se démarque des autres ?

Les +


  1. Mélange des univers


    Si vous connaissez le dessin animé Teen Titans, le style du générique est exactement le même. Le film commence avec des effets d'images qui se rejoignent un peu comme des cases de bandes dessinées et même si c'est trop mouvementé au début, on s'y fait et c'est bien meilleur par la suite.


  2. Tout est dans le style


    C'est une chose à laquelle Guy Ritchie nous a habitué, le style apporte du charisme mais aussi beaucoup de moments drôles. Même au niveau vestimentaire, c'est très classieux mais il existe bien une scène qui se focalise sur des goûts vestimentaires.


  3. Rythmé et maîtrisé


    Alors que je pensais en avoir vu un peu trop avec les différentes bandes annonce et le roadshow presse, je me suis rendu compte que le film cachait tout de même quelque très jolis détails. Et ce sont ces détails qui deviennent les rouages qui rendent plus intéressante (et plus logique) cette histoire. Chaque détail est remis en perspective, à un moment ou à un autre et le réalisateur choisir volontairement de ne pas dévoiler certains détails en coupant le son pour en dévoiler l'intégralité quelques minutes plus tard.


  4. Henry Cavill réussit son remplacement


    Si vous ne le saviez pas, ce n'est pas Henry Cavill qui avait originellement sélectionné pour incarner le meilleur agent de la CIA, Napoleon Solo. C'était Tom Cruise mais il a préféré se concentrer sur le tournage d'un autre film sorti aussi un mois plus tôt, Mission: Impossible - Rogue Nation. Cavill ne déçoit pas, son rôle lui colle bien à la peau.


  5. Réussir à moderniser l'Histoire


    L'Histoire avec un grand "H" est assez sombre, comme le montre le début du film. La guerre froide, le mur de Berlin, le fascisme… et pourtant Guy Ritchie arrive à nous y plonger sans tout ce thème sombre et violent, on rêverait presque d'en faire parti.


  6. Armie Hammer convaincant


    Dans la série des années 60, Illya Kuryakin était interprété par David McCallum (Docteur Mallard dans NCIS) et comparé à l'espion américain, il semblait très petit. Dans cette nouvelle version de leurs aventures, Guy Ritchie joue sur la (très grande) taille d'Armie Hammer pour mieux personnifier le côté froid et puissant de l'URSS à cette époque.


  7. Hugh Grant, un retour gagnant ?


    Pour les gens présents dans la salle lors de la projection, il y avait 2 réactions. Celles et ceux qui étaient content(e)s de le revoir et les autres, choqués de le voir apparaître et paraître plus vieux d'un coup. Quelque soit la réaction, le principal reste que l'acteur en suscite une. Il a peut-être pris un coup de vieux, en plus de ne pas être trop présent dans le film, mais son charisme reste intact.


  8. L'exploration du passé des personnages


    Sans en faire des apartés complets dans le film, Guy Ritchie réussit à glisser des détails sur le passé et la personnalité des personnages lors de conversations assez banales. Cela nous permet donc de comprendre le contexte dans lequel les situer mais aussi de mieux apprécier le film dans son intégralité.


  9. Les espions avec leurs défauts


    Contrairement à beaucoup de films sur les espions, il ne s'agit pas essentiellement d'attaquer un camp, voler quelque chose ou encore kidnapper quelqu'un. Nous sommes de retour aux missions d'infiltration, qui déboucheront sur le vol et le reste. Et nous voyons cette infiltration sous tous ses angles, au point même que certains détails reviennent à la toute fin du film.


  10. Une dualité constante et drôle


    Le duo le plus improbable de l'époque rendra ce film d'autant plus drôle et dynamique : l'URSS aux côtés des États-Unis, le meilleur agent du KGB avec le meilleur agent de la CIA, Illya Kuryakin face à Napoleon Solo. Deux fortes têtes qui n'ont rien en commun et n'ont pas envie d'avoir quoi que ce soit à faire l'un avec l'autre mais ils prendront un malin plaisir à se lancer des pics durant tout le film : de leur mission à leur aptitudes particulières, ils seront en compétition à tout moment.


Les points negatifs

  1. Une promotion différente en France


    Ce n'est pas un reproche mais plutôt un constat. Alors que Man From U.N.C.L.E. (titre d'origine) est déjà sorti aux États-Unis, la promotion dévoilait plus d'images, plus d'affiches exclusives, plus de partenariats (qui menaient à plus de concours bien sûr, comme un voyage en Italie).


  2. Un titre à moitié dévoilé


    Alors qu'en 2013 et 2014, nous comprenions le titre du film dans les 15 premières minutes, en 2015 c'edt vers la fin que l'explication arrive. Dès le début, nous comprenons la partie « Agents Très Spéciaux » mais la partie « Code U.N.C.L.E. » n'arrive vraiment qu'à la dernière scène du film.



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