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Plus beau que Roméo et Juliette
Mohamed Mir 10 juin 2014 01:20

La mort est inévitable mais l'amour et la vie le sont aussi. Ils nous font voyager à travers un monde qui n'est pas connu de tous : la vie de personnes qui sont condamnées par la maladie, ici un cancer.


Hazel Grace et Gus sont deux jeunes adultes (17 et 18 ans) et se sont rencontrés lors d'une réunion de groupe et on peut clairement dire que c'était un coup de foudre. C'est un point qui sera essentiel à l'histoire parce qu'au début, Hazel n'est pas du tout prête à faire un pas vers qui que ce soit, sa mère la trouve dépressive à cause d'une chose : elle lit encore et encore le même livre.

C'est dur de se faire un avis clair sur le film tant il vous fait passer par plusieurs émotions. Si vous regardez les bandes annonce avant d'aller voir le film, vous penserez sûrement que c'est un film triste et "à l'eau de rose". Si vous regardez l'affiche, vous penserez à un simple film romantique pour jeunes demoiselles. Et si vous lisez le livre, vous comprendrez ce que je veux dire.

Tout le film semble être axé sur une phase triste, Hazel Grace est atteinte d'un cancer et a peur de vivre un amour qui risque d'être éphémère, comme sa propre vie. Mais l'arrivée d'Augustus Waters va très vite donner un nouveau souffle au film avec son humour très large, un charme ravageur et une confiance en soi qui ne fait pas vraiment très prétentieux puisqu'on sent qu'il est très intelligent.


Et c'est le mélange parfait entre le chaud (Gus) et le froid (Hazel Grace) qui va donner une petite explosion de sensations durant le film. Ils vont apprendre à se rapprocher tout en s'écartant l'un de l'autre pour finalement vraiment finir ensemble, mais ce n'est pas le plus important dans le film... c'est le simple fait que deux jeunes personnes qui se savent mourantes soient de telles boules de vie, de joies, de bonne humeur et d'amour... montrer le cancer comme un handicap, une ancre, dont on se libère pour enfin vivre et ne pas se dire qu'il n'y aura plus de vie pour ses proches après sa propre mort, ça c'est beau.

L'autre détail du film qui le rend si intéressant, c'est l'omniprésence des moments très intelligents. Par intelligent, je veux dire ces moments durant lesquels les personnages parlent de métaphores, citations, clins d’œil à la littérature en général. Et c'est séduisant de voir que dans un film en 2014, le contenu soit aussi réfléchi et recherché. Pratiquement tout ce qui y a été dit peut parler à tout le monde, sauf la phrase disant que l'on pouvait choisir par qui nous voudrions être blessé, que je ne trouve pas très vrai. John Green (auteur du livre) parle de choses graves mais très sérieuses à la fois, il aborde la réflexion des personnes qui se sentent condamnées mais aussi tout ce qui s'y relie : la réaction des parents, leurs angoisses, leurs peurs, leur vie...

Un amour unique, pur et sincère, pour une vie simple, honnête et sincère : Gus et Hazel se sont rendus compte qu'ils ne pourraient les obtenir qu'une seule fois et que ce serait la dernière quoi qu'il arrive. L'auteur et le réalisateur savent captiver le public tout en faisant passer un message, une problématique et surtout une solution à tous ces problèmes que peuvent rencontrer les personnes qui ont peur de la mort, la réponse c'est simplement la vie, la vie avec l'amour.

Disons que pour la première projection presse, une multitude d'émotions ont flotté dans la salle : rires, soulagements, joie mais surtout des larmes. Malheureusement, je ne faisais pas partie de toutes ces bonnes âmes qui ont lâché une larme, j'intériorise mais je dois admettre que le film ne laisse pas indifférent. Et les plus grandes larmes sont simplement tombées avec la partie la plus émouvante du film (je ne vous dirais pas laquelle, gardons le suspens pour celles et ceux qui n'ont pas lu le livre) : l'une des plus belles déclarations d'amour que j'ai pu lire/entendre jusqu'à aujourd'hui, celle que Hazel Grace fait à Gus :

Je voudrais plus de nombres que je n'ai de chance d'en avoir, et pour Augustus Waters, J'aurais voulu tellement plus de nombres qu'il n'en a eu. Mais, Gus , mon amour , je ne te dirais jamais assez combien je te suis reconnaissante de notre petite infinité. Je ne l'échangerais pas pour tout l'or du monde. Tu m'as offert une éternité dans un nombre de jour limité, et j'en suis heureuse.


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