[Critique] Venom Let There Be Carnage (2021) 7/10 - Meilleur que le premier mais…
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Meilleur que le premier mais…
Mohamed Mir 6 October 2021 17:20

Tom Hardy reprend du service dans le rôle d'Eddie Brock et en tant que voix du symbiote. En octobre 2018, le premier film VENOM nous dévoilait ce que Sony Pictures planifiait autour d'un certain Sony's Spider-Man Universe (anciennement SPUMC).

Les points positifs

  1. Meilleur que le premier, plus assumé

    Là où le premier film servait de test pour le personnage incarné par Tom Hardy, ce second film assume pleinement son style avec plus d'humour.

  2. Plus court

    Si le film vous plait, l'histoire passera trop rapidement mais si l'histoire est trop courte pour vous, au moins vous en serez débarrassé rapidement. Et dans les deux cas, c'est gagnant pour tout le monde.

  3. Andy Serkis va droit au but

    En plus d'une durée plus courte, le film se permet de ne pas prendre de longueurs. En faisant en sorte que l'histoire ne tire pas sur le corde, le réalisateur n'a pas besoin de s'attarder sur des détails inutiles ou des moments qui n'ont pas lieu d'être montrés. On peut se concentrer sur l'histoire principale, du combat et c'est tout ce qu'il nous faut dans ce genre d'histoire, surtout si le personnage est déjà établi.

  4. Le passé de Kletus Cassidy

    Tout comme Harley Quinn dans Brids of Prey, l'histoire de Kletus est racontée lors d'une séquence animée et on devrait plus souvent avoir ce genre de scènes dans ces films qui adaptent des histoires tirées de comic books. Cela permet de montrer des scènes sans trop s'éparpiller, laisser le personnage raconter en voix off sa propre histoire et sans avoir besoin de trouver de comédien ou comédienne pour incarner sa version plus jeune.

  5. Toutes les références à Spider-Man

    Au cours du film, on peut trouver quelques références à l'univers de Spider-Man : des titres dans le Daily Bugle qui mentionnent d'autres personnages à la recréation de la fameuse scène de sauvetage ratée dans The Amazing Spider-Man 2, on y retrouve de quoi faire plaisir aux plus grands fans… ou du moins attiser leur curiosité autour des futurs plans que Sony Pictures pourrait avoir.

  6. Lethal Protector : nouveauté et lien avec les comics

    Dans la lignée du premier film, le duo Eddie Brock et Venom n'est pas du côté des méchants mais cherche plutôt à se la jouer gentils d'une certaine manière avant de finir en partie comme des antihéros. Le symbiote noir va mentionner plusieurs fois le nom de code Lethal Protector, comme nouveau nom de héros mais aussi en référence à la première histoire solo du personnage en 6 parties du même nom dans laquelle ils quittent New York pour San Francisco et finissent par faire équipe avec Spidey pour arrêter 5 autres symbiotes créés par la Life Foundation. On retrouve certains de ces éléments dans le premier film mais pas le côté passage de vilain à antihéros et dans le premier film, les 5 symbiotes ne sont pas des progénitures de Venom mais d'autres symbiotes qui proviennent de la même planète mais on peut voir que le côté antihéros est totalement assumé cette fois.

  7. La scène post-générique : Venom entre dans le MCU

    Alors qu'à la fin du film Eddie emmène Venom loin de New York, sur une petite île pour profiter de mettre se sentir le sable entre ses pieds, en référence à une phrase du film, quelque chose se déroule. Et c'est un demi-point positif, même si c'est coupé court, on peut tout simplement avec deux explications plausibles : soit Venom est conscient du rôle de Peter dans cette explosion du Multivers, soit Venom a tout simplement décidé de faire de Peter sa nouvelle cible à cause de Mysterio et J. Jonah Jameson.

Les points négatifs

  1. Plus court

    Malheureusement pour beaucoup de spectateurs, cela signifie que l'histoire se déroule pratiquement en 3 temps et qu'aucun d'entre eux ne se démarque vraiment. On finit par avoir une scène de combat, peut-être deux à tout casser, et elles ne sont pas spécialement mémorable. Pour certains, ce sera tout juste un amas d'effets spéciaux brouillons.

  2. Une fin trop abrupte pour Carnage

    Spoiler alert: à la fin de l'histoire, une fois que Carnage est battu pour Venom, avec beaucoup de facteur chance, Sony a pris la décision controversée de tout simplement le faire disparaître. Venom le bat, Kletus meurt et le symbiote rouge finit par se faire avaler. Venom voulait absolument se faire les crocs depuis le début, ne laissant ainsi presque aucune chance que l'on revoit Carnage dans les alentours.

  3. Son entrée dans le MCU aurait pu être meilleure

    Avec cette scène post-générique qui nous introduit Venom au sein du MCU, elle coupe tout de même un élément important du développement du personnage. Alors que Venom allait dévoiler à Eddie quelque chose d'important sur les symbiotes, qui aurait pu mettre en place le potentiel troisième film sur le symbiote noir, nous nous retrouvons à jouer la facilité en liant enfin le film Venom qui était à part jusque là à l'univers de Spider-Man, qui est lui-même lié au MCU. Ce n'est pas totalement une mauvaise chose pour le personnage, qui pourrait maintenant se développer avec un plus grand contexte, mais cela reste une facilité. Et au-delà du moment coupé qui nous en aurait plus dévoilé sur l'origine et la puissance des symbiotes, nous n'avons pas vraiment une explication claire sur ce qu'Eddie fera à Peter.

Conclusion

Pour moi, Venom 2 est meilleur que le premier. Peut-être que le film est plus court à cause de la pandémie de COVID-19 mais c'est quelque chose qui peut autant jouer en sa faveur qu'en sa défaveur. Les avis vont varier et malheureusement, le film risque d'être beaucoup plus détesté qu'apprécié.

Et le fait que du public américain ait vu le film en avant-première aussi tôt que la presse n'aide pas, les spoilers coulent à flot sans aucun respect pour le reste du monde. Sony n'aurait peut-être pas dû dévoiler le film avec autant d'avant-premières dans le monde et encore moins avec autant d'avance, même si c'était un test pour le studio ou une façon de voir l'accueil du film ou juste un coup de pub risqué pour faire monter la sauce jusqu'à la sortie de Spider-Man: No Way Home.

Malheureusement, si toute l'attente du film se joue sur la scène post-générique, le film ne part pas sur une bonne lancée.



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